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© IFAN Informati'k


Préservation du patrimoine culturel africain
PREMIERE LETTRE CIRCULAIRE

L’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, à travers l’Institut Fondamental d’Afrique Noire Cheikh Anta Diop, a le plaisir de vous annoncer le XIIIe Congrès de l’Association Archéologique Panafricaine de Préhistoire et des Disciplines Associées (PANAF).
Ce Congrès, qui se tiendra du 1er au 7 novembre 2010 à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, est le deuxième organisé au Sénégal. En 1967 déjà, l’Université de Dakar et particulièrement l’ancien Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) avaient eu l’honneur d’accueillir le VIe Congrès du PANAF, au lendemain du Premier Festival Mondial des Arts Nègres, qui avait été, à l’époque, un évènement scientifique et culturel exceptionnel. On se rappellera, que c’est au cours de ce VIe Congrès qu’ont été révélées à une grande échelle et avec beaucoup d’émotion, les grandes découvertes de la vallée de l’Omo qui feront dire au Président Senghor en ouverture du Congrès que « L’Homo sapiens dépasse, de toute sa liberté, les déterminations de son milieu ». Et comme nous aimons les symboles, ce XIIIe Congrès se déroulera, un an après le IIIe Festival mondial des arts nègres que le Sénégal va organiser aussi pour la seconde fois.
Dans ce contexte, l’ambition du Comité d’organisation est de faire du XIIIe Congrès un évènement, non seulement africain, mais également planétaire, en mettant à contribution, les immenses opportunités des NTIC dont disposent aujourd’hui le tout nouveau Campus Universitaire de l’UCAD II et les différents démembrements de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar.
Nous souhaitons aussi que ce XIIIe Congrès soit un moment fort de refondation et de consolidation du rôle et de la place du PANAF dans la définition d’un nouvel humanisme qui fait de la préservation de la diversité des expressions culturelles son ethos. S’il ne fait aucun doute que c’est l’archéologie qui a mis en déroute les idéologies de l’évolutionnisme et du diffusionnisme qui déniaient à l’Afrique toute initiative quand au développement du génie humain, l’apport discret, mais efficace, de notre discipline à la réécriture de l’histoire africaine, et à la place du continent dans l’Histoire Universelle sont loin d’avoir été évalué à sa juste valeur. Aussi, ce XIIIe Congrès devrait-il être un profond moment de rétrospective et de bilan, d’autant plus approprié que 2010 coïncide aussi, par le hasard du calendrier, au cinquantième anniversaire de la Grande vague des indépendances africaines. Quels bilans et quelles perspectives archéologiques pour une Afrique en devenir en ce début de 21ème où le continent reste confronté à des défis majeurs dans un contexte globalisant où les barrières culturelles, économiques, et politiques se rétrécissent considérablement ?
Nous souhaitons enfin, qu’au delà de nos préoccupations essentielles que sont les échanges scientifiques et académiques, ce Congrès Panafricain soit l’opportunité pour que l’esprit Panaf puisse s’incruster dans un corps ; c'est-à-dire se doter d’un siège organique, un secrétariat permanent et participer à la vie culturelle du continent, notamment et à toutes les organisations régionales. Il s’agira, dans cette perspective, de réfléchir sur les synergies indispensables à la promotion d’une archéologie préventive en cohérence avec l’aménagement des terroirs africains pour prendre en charge la préservation et la valorisation du patrimoine archéologique africain. Notre Association devra nécessairement et urgemment répondre aux mutations profondes du continent notamment en rapport avec l’exploration et l’exploitation effrénée des ressources minières et énergétiques, l’urbanisation galopante, les travaux d’irrigation, les aménagements touristiques et les politiques de développement dans leur ensemble dont l’impact négatif sur les ressources archéologiques n’est plus à démontrer.
Dans cette perspective, le Comité Scientifique va proposer une série de thèmes autour desquels pourraient être articulées les différentes Sessions du Congrès. Il va de soit qu’il ne s’agit, à ce stade du chronogramme, que de simples indications. Les participants sont encouragés à proposer des thèmes supplémentaires et à initier des panels thématiques. Les thèmes suggérés seront affinés et coulés dans un format définitif qui sera joint à la seconde circulaire.
Les demandes d’informations pourront être envoyées à l’adresse suivante :

Panaf/Safa2010
Laboratoire d’Archéologie
IFAN Cheikh Anta Diop
BP : 206 DAKAR – Senegal
Tel : (+221) 33 825 98 90
Fax : (+221) 33 824 49 18
Adresse courriel :
panaf2010@ucad.sn